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  • Crédit: Patrick Lévesque

Kayak Distribution s’offre Boréal Design

Boréal Design, le manufacturier de kayak de mer, déclarait faillite en février dernier. Trois mois plus tard, la compagnie vient d'être officiellement racheté par Kayak Distribution, aussi repreneur des bateaux Riot et Azul. Le nouveau propriétaire, Marc Pelland, répond à nos interrogations sur l’avenir de l’un des fleurons de l’industrie du plein air au Québec. Pourquoi avoir racheté Boréal Design ? C’est une très belle entreprise qui produit des kayaks de grande qualité et reconnue mondialement. Cela vient compléter parfaitement notre gamme de produits, car avec Riot et Azul, nous produisons des kayaks de loisir, alors que Boréal se concentre sur le kayak de mer haut de gamme. Quel est votre projet ? L’idée est de conserver ce qui fait l’image de marque de Boréal : le nom, sa qualité haut de gamme et ses méthodes de production, car on veut conserver son identité, ce qui fait l’essence de la marque. Mais il faut la rendre plus compétitive. On va donc améliorer certains aspects, pour rendre cette compagnie concurrentielle sur le marché. Pour la production, le scénario le plus probable est une délocalisation à l’étranger, car nous y avons des usines déjà fonctionnelles. Mais je ne ferme la porte à rien. Ce sont des questions qui se décident en ce moment. Que deviennent les salariés de Boréal ? On essaie de faire revenir le plus de gens possible, mais la plupart des anciens employés ont trouvé rapidement un autre travail. Nous sommes toutefois en discussion avec quatre ou cinq d'entre eux pour qu’ils viennent nous aider dans la production des kayaks et les accessoires Béluga.  Et la boutique ? Pour l’instant, on va la conserver jusqu’à l’été. J’ai conscience que c’est un élément très apprécié des clients, mais cela ne fait pas partie du cœur de notre métier. Rien n’est encore tranché, c’est à l’étude. Que répondez-vous à Éric Blouin, cofondateur et ancien président de Boréal Design, qui estime que l’entreprise « n’a plus d’âme » et s’inquiète de la délocalisation de la production hors de Saint-Augustin ? Je comprends sa déception de perdre son entreprise quand on en est le créateur et son inquiétude. Quant à la délocalisation, je ne le fais pas de gaieté de cœur. Ma responsabilité, en tant que chef d’entreprise, est d’assurer la pérennité de la société. Rester au Québec est un objectif louable, mais difficile à tenir. Il faut faire face à la réalité. Aujourd’hui, le marché des composites devient de plus en plus concurrentiel. On nous en demande toujours plus et on doit se battre contre d’autres pays. Il faut donc se concentrer sur nos forces, sur ce que l’on sait faire. C’est une erreur de penser que, parce que nous fabriquons ailleurs, la qualité ne sera pas au rendez-vous. Même produit en Chine ou en Europe, la qualité des kayaks Boréal Design sera la même.

Boréal Design, le manufacturier de kayak de mer, déclarait faillite en février dernier. Trois mois plus tard, la compagnie vient d'être officiellement racheté par Kayak Distribution, aussi repreneur des bateaux Riot et Azul. Le nouveau propriétaire, Marc Pelland, répond à nos interrogations sur l’avenir de l’un des fleurons de l’industrie du plein air au Québec.

Pourquoi avoir racheté Boréal Design ?
C’est une très belle entreprise qui produit des kayaks de grande qualité et reconnue mondialement. Cela vient compléter parfaitement notre gamme de produits, car avec Riot et Azul, nous produisons des kayaks de loisir, alors que Boréal se concentre sur le kayak de mer haut de gamme.

Quel est votre projet ?
L’idée est de conserver ce qui fait l’image de marque de Boréal : le nom, sa qualité haut de gamme et ses méthodes de production, car on veut conserver son identité, ce qui fait l’essence de la marque. Mais il faut la rendre plus compétitive. On va donc améliorer certains aspects, pour rendre cette compagnie concurrentielle sur le marché. Pour la production, le scénario le plus probable est une délocalisation à l’étranger, car nous y avons des usines déjà fonctionnelles. Mais je ne ferme la porte à rien. Ce sont des questions qui se décident en ce moment.

Que deviennent les salariés de Boréal ?
On essaie de faire revenir le plus de gens possible, mais la plupart des anciens employés ont trouvé rapidement un autre travail. Nous sommes toutefois en discussion avec quatre ou cinq d'entre eux pour qu’ils viennent nous aider dans la production des kayaks et les accessoires Béluga. 

Et la boutique ?
Pour l’instant, on va la conserver jusqu’à l’été. J’ai conscience que c’est un élément très apprécié des clients, mais cela ne fait pas partie du cœur de notre métier. Rien n’est encore tranché, c’est à l’étude.

Que répondez-vous à Éric Blouin, cofondateur et ancien président de Boréal Design, qui estime que l’entreprise « n’a plus d’âme » et s’inquiète de la délocalisation de la production hors de Saint-Augustin ?
Je comprends sa déception de perdre son entreprise quand on en est le créateur et son inquiétude. Quant à la délocalisation, je ne le fais pas de gaieté de cœur. Ma responsabilité, en tant que chef d’entreprise, est d’assurer la pérennité de la société. Rester au Québec est un objectif louable, mais difficile à tenir. Il faut faire face à la réalité. Aujourd’hui, le marché des composites devient de plus en plus concurrentiel. On nous en demande toujours plus et on doit se battre contre d’autres pays. Il faut donc se concentrer sur nos forces, sur ce que l’on sait faire. C’est une erreur de penser que, parce que nous fabriquons ailleurs, la qualité ne sera pas au rendez-vous. Même produit en Chine ou en Europe, la qualité des kayaks Boréal Design sera la même.

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